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Quelle quantité de formation faut-il à la danse ?
Quelle quantité de formation faut-il à la danse ?
Pendant des décennies, l’absence de formation reconnue a constitué le grand sujet politique dans le milieu de la danse. Depuis 2009, l’ordonnance de l’Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFFT) réglemente la formation de « danseuse scénique » et « danseur scénique ». Le problème est-il ainsi définitivement résolu ?
Malheureusement pas. L’ordonnance susmentionnée définit la manière dont des personnes dès 16 ans peuvent obtenir le certificat fédéral de capacité (CFC) de danse scénique dans les orientations classique et contemporaine. Ce CFC ne décidera cependant pas de la réussite des diplômées et des diplômés à trouver un engagement pour se présenter sur scène. Cela dépendra de la dure concurrence internationale dans les auditions.
Le CFC n’apporte-t-il donc rien ? Comme tout diplôme, il n’est pas une garantie. Cependant, la formation qui y mène permettra aux élèves d’avoir une chance de se défendre dans des auditions.
C’est déjà beaucoup, mais ce n’est pas tout. Trois autres éléments sont importants :
- Des pédagogues qui maîtrisent leur métier et qui peuvent en apporter la preuve sont déterminants pour l’enseignement de la danse. Le danger d’une mauvaise approche et de dommages corporels est trop grand. Danse Suisse offre une orientation grâce à son registre professionnel des pédagogues. Celui-ci devrait être complété par un certificat fédéral qui reconnaîtrait de manière formelle des qualifications acquises de façon informelle. Danse Suisse y œuvre en collaboration avec les offices cantonaux de formation professionnelle et l’OFFT.
- Dès l’âge de onze ans, les jeunes talents doivent être préparés de manière ciblée et systématique jusqu’au début de la formation professionnelle. Cela nécessite des offres régionales pour un lien entre la danse et la formation générale, au besoin en internat – tout comme pour le sport.
- « Pas de formation sans suite », tel est la formule usuelle dans le domaine de la formation. Cela signifie donc que les danseuses et danseurs ont droit à d’autres formations au niveau des hautes écoles spécialisées, par exemple en pédagogie de la danse, en chorégraphie et en transmission culturelle spécifique. Un groupe de travail de l’OFFT est actuellement chargé de les concevoir et d’en définir les critères d’accès.
Mais : un métier que l’on ne peut exercer qu’une quinzaine d’années – pour des questions purement physiques – nécessite-t-il un appareil de réglementation d’une telle ampleur ? Sommes-nous en passe de devenir totalitaires, pour ainsi dire ?– Non. Aucune formation ne peut remplacer le talent, la volonté, l’endurance, la discipline. La priorité revient toujours aux personnalités en développement des futurs danseurs et à celles déjà affirmées des pédagogues. La réglementation de la formation vise à protéger et à renforcer cette approche. C’est pour cela qu’elle est nécessaire. C’est dans ce but que travaille Danse Suisse.
Christoph Reichenau
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